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Mes voisins du quotidien...
4 mai 2006 par Sofia

Mon lieu de travail en tant que volontaire pour Architectes Sans Frontière Milan se trouve à la « Stecca », qui est un édifice squatté par différentes entités.
Si je dois parler de mon quotidien, de ma vie de tous les jours, je ne peux pas ne pas évoquer mes voisins et entre autres mon « voisin de palier » Mago.
En ce lieu il y a différentes occupations de l’espace. Il y a des gens qui travaillent là la journée, comme les artisans au rez-de-chaussée, qui ont des horaires, disons, classiques (huit heures le matin, pause déjeuner, puis tout l’après-midi jusque dix huit heures). Il y a Magli, c’est un peintre d’environ 60 ans, qui est lui aussi tous les jours à mon étage, dans un autre espace, c’est « zio » (l’oncle). Ensuite il y a les associations culturelles aux premier et deuxième étage qui occupent de façon discontinue ce lieu en fonction de leurs activités, il y en a qui sont présentes toute la journée et d’autres juste le soir pour des réunions ou encore d’autres juste pour des évènements ponctuels. Il y a aussi une trentaine « d’étrangers » en situation irrégulière ou non, qui dealent ou non, qui sont présents dans l’allée de quatorze heures jusque tard dans la nuit...
A côté de cela, car ce lieu vous l’aurez compris est atypique, il y a aussi des gens qui habitent et dorment à la « stecca ». Il y a deux familles de roumains (en tout plus de dix personnes) qui habitent au premier étage en face de « mon espace » comme ils le définissent. Ils travaillent, ont tous un permis de séjour, tiennent un petit bar de bières lorsqu’il y a des soirées... Il y a aussi un jeune « punk a bestia » (punk à chien) qui habite dans l’ancien atelier de son père au rez-de-chaussée, par moments il y a des jeunes artistes qui habitent au dernier étage, avant il y avait un jeune sénégalais à mon étage et il y a depuis des années à mon étage, Mago, un soudanais de 35 ans. Mago a fui le Soudan, il y a quinze ans, il est tout d’abord allé dans une autre ville italienne qui est Brescia. Il a fui son pays, s’est échappé d’une « situation plus que difficile », il voulait « sauver sa vie », trop d’amis a lui se faisaient « tuer ». Il est venu étudier la médecine pendant 5 ans, mais cela « coûtait trop cher ». Alors il est arrivé à Milan, à la Stecca, c’est des amis qui lui ont parlé de cet endroit abandonné. Il était en ce lieu « avant toutes les associations » qui sont « aussi illégales » que lui précise-t-il souvent. Mago a un permis de séjour en règle et pour vivre il dit qu’il « s’arrange ». Mago est gentil. Mago a des petits soucis avec l’alcool... Du coup ceux qui occupent cet espace pour des raisons mal intentionnées profitent de sa faiblesse, pour obtenir les clés par exemple... Mago, parfois, reste à côté de moi pendant des heures, il parle, il parle beaucoup, je dois avouer que lorsque je suis concentrée sur l’ordinateur je n’écoute pas tout, mais il le sais lui aussi... Mago est donc mon voisin de palier au travail et je suis contente que ce soit lui que je vois en premier quand j’arrive le matin. Je suis contente parce que je trouve un sourire familier... mais je me rend bien compte, et suis sensible au fait que sa situation est plus que précaire, les toilettes sont inabordables, le chauffage l’hiver est inexistant...
Ce qui me dérange le plus c’est que je travaille pour ASF sur le quart-monde et que, une partie de ce quart-monde, je l’ai sous les yeux tous les jours et que, nous sommes, ou du moins, je me trouve inutile face à cette situation... Le projet d’ASF contre l’exclusion urbaine des réfugiées politiques et des demandeurs d’asile a certes un sens, mais il n’empêche que je trouve tous les matins absurde, quand je dis bonjour a Mago, d’aller travailler sur ce sujet sans lui trouver avant, à lui, une solution un peu plus digne...


Perceptions d’un voyage
21 avril 2006 par SaraP

Retournée d’un voyage au Maroc. Partie pour comprendre et voir ce de quoi j’avais toujours lu, suivre la ligne de vie des migrants subsahariens au Maroc. Comprendre comment des personnes peuvent vivre pendant des années à fuir et à être chassé, années à suivre un rêve : l’Europe.

C’est quand on se trouve en face à la frontière, cette machine de la mort, qu’on comprendre quoi ça veut dire limite.

C’est quand on se trouve à discuter avec des personnes qui vivent cachés dans des forets qu’on comprend quoi ça veut dire disperation.

C’est quand on retrouve un jeune du Ghana, à Oujda, avec son papier de l’Acnur qui a été quoi même abandonné au milieu du désert qu’on comprend comment la perception de l’utilisation du droit soit relative.

Un voyage à travers le paradoxe des enclaves, où tout type de passage trafic est accepté et soutenu par les autorités sauf la mobilité des migrants.

Le paradoxe d’une frontière où même les migrants sont divisé par catégories : ceux qu’ont l’argent pour payer les passeurs où les « contrôleurs » de la frontière et gagnent un place au ceti avant d’être expulsé et ceux qui, n’ayant pas l’argent pour payer vivent des années entre les forets et le désert avant d’être expulsés. Paradoxe de voir des jeunes du Bangladesh au centre de première instance de Ceuta qui me disent, que là ils vivent bien, c’est pas quoi manger et où dormir le problème, mais comment appeler leurs familles qui attendent le fameuse argent d’Europe pour vivre et leur dire que, après deux, trois ans ils ne sont pas encore arrivé ?

Paradoxe des enfants de rue du Maroc qui passent la journée à coté de la frontière en espérant en un moment de déconcentration de la police, en un jour de pluie, pour passer la limite que depuis qu’ils ont née ont leurs appris être la liberté. Passer la frontière et se rendre compte que ce qu’eux pensaient être liberté est un centre pour mineur, jusqu’à 18 ans, le temps pour pouvoir être une autre fois expulsé.

Un sentiment de forte impuissance.........et d’envie de raconter, autant que tous les personnes que j’ai rencontré en ces voyage et m’ont raconté leur vie, les noms de pays qu’ont traversé, les personnes qu’ont vu mourir, leurs rêves, l’imagination sur des pays auxquels ils ont leurs interdit l’accès.



Des destructions ignorées
13 avril 2006 par Amael

Un habitant du quartier de l’Estrada Militar à Amadora en banlieue de Lisbonne a pris contact avec Sylvia de l’association. C’est un quartier que nous ne connaissions pas. Les contacts se font vraiment de cette manière, rien de systématique ou de planifié. Il avait vu une affiche de la manif du 7 Mars pour le "droit au logement", il avait gardé le contact et a appelé la semaine dernière. Le quartier se composerait de quelques centaines de maison et les destructions, par la mairie, des baraques de ceux qui n’ont pas été recensé en 1993 sont régulières. Tout ça dans l’anonymat le plus total, ces destructions sont une sorte de routine. Apparemment les habitants du quartier ne sont pas organisés, la mairie a installé une permanence dans un préfabriqué et traite cas par cas selon des critères très obscurs.

Le droit au logement dans tout ça ? Le droit pour chacun d’avoir un toit est laissé à l’appréciation d’un fonctionnaire probablement de bonne volonté mais moins inspiré par l’article 65 de la constitution Portugaise que par les instructions de son supérieurs. Rita et Nathalie sont allées faire une visite hier du quartier, affaire à suivre.... Amaël



Séville, samedi 25 mars, une rencontre inattendue...
29 mars 2006 par Gaelle

A à peine quinze jours de la Semana Santa, la ville de Séville est en ébullition, rythmée par la répétition des différentes processions des 57 confréries. La tradition de la Semaine sainte est très forte au sein de la capitale andalouse. Le monument le plus symbolique est la cathédrale qui est une des trois plus grandes d’Europe. Avec une hauteur de quarante mètres sous voûte, elle est réellement impressionnante. A ses cotés, s’élève le plus beau vestige sévillan, en brique, de l’époque musulmane : la Giralda, ancien minaret surmonté d’un clocher baroque. Le monument attire l’attention et notamment les touristes dont moi et je décide de visiter l’intérieur. Quelle ne fût pas ma surprise quand je me retrouvis nez á nez avec une famille d’une douzaine de personnes qui occupaient la cathédrale. Installés dans un petit espace entouré de chaises, des couvertures et des tapis entassés par terre, les enfants jouent en se roulant dedans. Différents panneaux dénoncent la situation : « La municipalité a détruit nos baraques et ne donne pas de solutions », « Six couples sont dans la rue depuis trois mois », « Le logement n’est pas un luxe, c’est un droit », « Pourquoi y a-t-il tant de logements vides et tant de personnes sans, une solution maintenant ». L’occupation de la cathédrale est un acte symbolique fort á quelque jours de la semaine sainte. Afin de mieux comprendre la situation je demande à discuter avec la matriarche de la famille, Matilde.... la suite, pleine de surprises, dans l’article « Un relogement digne pour un délogement indigne : l’Occupation de la Cathédrale de Séville par six familles chabolistas ».

De la hausse du foncier dans les grandes villes européennes
29 mars 2006 par Laure

De la lecture de nos articles et des échos relatifs à la recherche d’un logement par les volontaires, un constat s’impose : la hausse du foncier s’européanise, et les marchés locatifs des grandes villes de France, de Belgique, d’Espagne et d’Italie s’en ressentent, avec, comme corrollaires à la gentrification des centres-villes historiques, le rejet vers les périphéries des foyers moins aisés, le reflux de la mixité sociale et spatiale, et la précarisation des plus pauvres.

Je profite de cette une interactive pour demander à nos camarades partis à l’Est si le phénomène sévit également dans leurs contrées, et convie mon lecteur à me suivre pour une promenade para-touristique à travers Bruxelles, en "galerie photos".

Bonne semaine à tous



Concentrons nous !
7 mars 2006 par Amael

Ce soir le groupe Direito à Habitação conjointement avec des comités de quartiers organisent une "concentração" (Sit-in) à partir de 17h devant la résidence officielle du premier ministre pour revendiquer le droit au logement pour tous que garantie la constitution Portugaise. Cet article est un modèle du genre tellement il est explicite : Article 65 Tous ont droit, pour soi et sa famille, à un logement de dimension adéquate, en condition d’hygiène et de confort et qui préserve l’intimité personnelle et familliale L’état adoptera une politique visant à établir un système de loyer compatible avec les revenus des ménages et d’accés à un logement propre La constitution étant censée primer sur les autres lois nationales, reste à faire appliquer ce droit. Le DAL en France va appuyer en manifestant demain devant l’ambassade du Portugal à Paris, on se sent moins seul pour affronter la pluie qui menace malheureusement dans le ciel de Lisbonne. Amaël

UN PEU DE QUOTIDIEN
25 février 2006 par Sara

Ce matin c’était visite d’un nouveau quartier de "Barracas" à Quinta da Serra. Autre lieu, autre réalité. Des ONG, des associations, des religieuses sont présentes et la vie du quartier est toute autre. Ici on ne vit pas dans la crainte de recevoir un avis de démolition, du moins pas pour l’instant. Seules quelques maisons furent détruites au mois d’août ce qui avait amené les habitants à contacter l’association Solidariedade Imigrante. On essaye donc d’anticiper et de sensibiliser le quartier. Il est de toute façon prévu à la démolition, trop près de l’autoroute ça fait tache !

Une bonne nouvelle pour Azinhaga dos Besouros, la procédure en justice lancée la semaine dernière a été accéptée, les démolitions sont suspendues jusqu’au jugement.



partout, il y a des choses à faire...
30 janvier 2006 par Khedidja

Qui dira que c’est évident de partir pour une mission de volontariat !? Maintenant, pas moi, c’est sur. Il faut du temps pour s’habituer à un climat. Ca tombe bien, à Barcelone, il fait plutôt beau !( Ca aide) Après une aclimatation donc, je suis plus qu’heureuse et curieuse de connaître la suite. Je ne peux m’empêcher de penser à ce que les autres volontaires de la promotion 4 peuvent bien faire, chacun de leur côté.Est-ce qu’ils vivent des "trucs" aussi forts que moi, est-ce qu’ils fouillent de fond en comble les villes où ils sont !?... J’ai plus que hate de voir la suite. Une pensée pour tous les volontaires, Khedidja

Mais où est donc la 4e promo ?
25 janvier 2006

Les volontaires de la quatrième promo sont enfin partis. On attend des nouvelles de Graziela qui est bien arrivée à Athènes, de Sarah qui est à Malaga, de Thomas basé en Hongrie, de Amael qui est à Lisbonne et de tous les autres. A vos claviers les volontaires !



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